Ça balence….ciaga !
Dimanche dernier, c’était le dernier jour du Festival International du Film sur l’Art de Montréal.
L’occasion de prendre ma dose de docus incroyables sur des sujets passionnants : le nouveau Beijing, l’histoire de la brique Lego, Jane Birkin, les comédies musicales de Brodway à Hollywood, l’intrigant atelier de Mondrian, Jean-Paul Gaultier, le Paris des artistes au temps des Lumières, Roger Schall, le photographe au 80 000 clichés et le visionnaire Balenciaga m’ont fait rêver…
Contre toute attente, les portraits des 2 hommes de mode ont vraiment retenu mon attention… Jean-Paul Gauthier, avec son parcours atypique, son destin si vite lancé (il rentre chez Pierre Cardin à 18 ans) et son sens inné de la provocation toujours chic en font vraiment un personnage attachant, que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir.
Mais mon coup de coeur est allé vers Balenciaga, cet homme incroyable…
Ce magnifique documentaire de Oskar Tejedor, regroupait les témoignages de Hubert de Givenchy, un des protégés du couturier, Sonsoles Díaz de Rivera, fille d’une de ses plus fidèles clientes, Emanuel Ungaro, Juan Mª Emilas, son disciple, entre autres. Ils dépeignent tous dans leurs mots, un homme passionné, perfectionniste, visionnaire, dont les réalisations s’assimilaient à des oeuvres d’art. Cet autodidacte originaire de Guetaria en Espagne effectuait un travail d’orfèvre sur chaque modèle, imaginait des créations qui choquaient et charmaient à tous les coups.
Son hyper-perfectionnisme et sa persévérance à tout épreuve (après guerre, il continue à faire venir ses étoffes des 4 coins du monde même lorsque la France propose des subventions aux compagnies de haute-couture qui se fournissent exclusivement dans l’Hexagone, au risque de faire couler son affaire) en ont fait une icône pour la profession et les amoureux de la mode.
Balenciaga séduit par son amour des beaux tissus et des coupes impeccables et a ainsi tracé la voie pour des centaines de créateurs après lui. Christian Dior disait même que « La haute couture est un grand orchestre que seul Balenciaga sait diriger, tous les autres créateurs que nous sommes suivons simplement ses indications. »
Les images et les explications du travail extraordinaire de cet homme m’ont fait réaliser à quel point il a influencé son époque et même la mode actuelle. Dans un ultime geste d’élégance, il a même choisi de tirer sa révérence lors de l’arrivée du prêt-à-porter, comme pour signifier qu’il avait compris que les temps changeaient et qu’il ne voulait pas servir cette mode-là.
Quoi qu’il en soit, certains de ses modèles resteront gravés dans ma mémoire et m’ont permis d’aiguiser mon oeil de modeuse et comment choisir si jamais je dois acheter mon premier it-bag ;-)
Pour finir, je vous laisse en chanson avec l’icône moderne de la maison Balenciaga, j’ai nommé Charlotte Gainsbourg qui chante “Heaven can wait”.
xoxo
Plus d’informations sur Balenciaga sur balenciaga.com





